Inspire, expire

Nous avons convenu que c’était la dernière fois.

On s’est promis que c’était notre dernière chute.

J’ai peur des promesses et des fins. Et je les déteste.

Nous nous sommes retrouvés dans le confort des draps silencieux. Là où nous avons toujours caché nos secrets. Nos odeurs étaient encore là. Ton corps est un souvenir marqué au fer rouge dans ma mémoire. Je ne pourrai jamais l’oublier.

Tes mains savent où se cacher. Mon plaisir devient le tien. Je ne respire que pour expirer avec toi à mes côtés.

Je suis belle étendue dans ton lit. Ma peau nue devient de feu lorsqu’elle t’attend. Mon ventre est une épave qui cache les milliers d’orgasmes que j’ai ressentis grâce à toi.

Je ferme les yeux, on se retrouve. Tes doigts chatouillent mes hanches, j’aime galoper sur tes reins. Je sens ton souffle contre ma nuque, mémoires des fresques du passé : nous sommes immortels.

Tu t’agrippes à moi, nous nous engloutissons. Tu me fais du bien quand tu colles tes lèvres aux miennes. Nous nous consumons, ton sexe bat dans le mien. Cette arme puissante qui t’aspire et te reconnaît. Mon bassin est ton point faible, ton penchant, ton échappatoire. 

Nous valsons, nos corps ne deviennent qu’un. Je m’accroche à toi, accroupie à ta verge qui se cache loin, loin en moi. Inspire, expire. Attends-moi, attends-nous.

Tu es excité, je te sens. Tu te retiens au bord de moi, tes muscles se crispent. Tes yeux me confient que ton sexe s’impatiente : il veut exploser.

J’accélère, je serre. Je te contrôle, j’aime te posséder. Mon sexe mouillé coule, ma peau mouillée t’appelle. Laisse-toi aller, je t’aime à ce moment.

Je te ressens, je ressens tout et je te rejoins. Je ne vis que pour ce moment, chaque fois.

Pars, reviens mieux. Une dynamique de dynamite. S’aimer en danger. J’aime me brûler à toi.

Je retournerai à mes rêves afin de ne jamais te quitter.

Photo Gemma Chua-Tran

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