Catherine

Fin du week-end, dimanche soir.

La solitude du célibat se fait lourdement ressentir, je m’installe devant un film avec un verre de vin.

Une amie m’écrit, je lis ses messages, mais je ne réponds pas. Elle veut sortir, pas moi. Je regarde la télévision sans vraiment être attentive à cette dernière. J’ai la tête ailleurs. Deuxième verre de vin.

Je déprime et grise un peu ces temps-ci. L’ère moderne n’est pas facile pour tomber en amour. Je ne sais même pas si tomber en amour est encore un terme utilisé. C’est triste. Troisième verre de vin.

Mon écran de cellulaire s’allume encore. Je roule les yeux, voulant éviter de plus belle à répondre à mon amie, mais c’est une demande de message privé sur Instagram.

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Je suis déstabilisée, mais amusée. Est-ce le vin qui me monte à la tête ? Je ne sais pas. Mais je me sens attirée comme un aimant.

J’ai envie d’entamer la conversation. Je le fais.

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Mon cœur bat vite, fort. Et je m’emporte facilement.

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Me voilà donc engagée à rejoindre une personne que je ne connais pas. Jugement basé sur des photos. Des sourires. Des mots. Des moments qui semblent déjà doux.

Je m’habille rapidement, j’attrape ce qui me tombe sous la main. Je ne pense à rien. Mais mon cœur lui, oui. Lui, il pense tout le temps. Le pauvre, le gentil, le soyeux. Un petit bijou révélé au monde entier.

Je termine mon quatrième verre de vin. Je file vers le métro.

J’arrive, je ne la trouve pas. Je me fais clairement des attentes, malgré moi. Je soupire et je me retourne vers les marches pour m’en aller ; elle monte.

Mon cœur se serre, se craque et se déchire.

Mes yeux tombent dans les siens. La sensualité et la confiance qui émanent de son corps me fendent les jambes en deux.

Elle s’approche de moi et m’embrasse. Sur la bouche. Avec sa langue qui sillonne tout doucement chaque mètre vers mon cœur. Je suis en transe. Elle me prend par la main et me fait signe de la suivre, on reprend le métro. En silence. À s’observer et se lécher de loin, à distance. À se désirer comme ça ne fait aucun sens. Je transpire, le bas de mon ventre se réchauffe et j’ai l’impression que je vais perdre connaissance.

Elle est tellement belle. Son regard perce tous les murs vers mes sens. Animale rebelle, vilaine et sexuelle. C’est horrible comme j’ai déjà mal.

On arrive devant chez elle après une marche rapide sortant du métro. On entre et on s’embrasse. Vivement. Intensément. Passionnément.

Elle glisse ses mains sous mon chandail et pince doucement mes seins. Je mords sa lèvre inférieure. Elle me pousse sur le divan et me déshabille. Elle retire ses propres vêtements. Elle allonge son corps sur le mien et va cacher sa main entre mes jambes. Je sens ses doigts disparaitre à l’intérieur de mon sexe. Je jouis très vite, elle sourit. Elle me tourne et m’installe à quatre pattes. Elle mord mes fesses et lèche l’intérieur de celles-ci. Sa main amoureuse vient retrouver sa place en moi. Je jouis encore.

Je me tourne et la pousse sur le dos, ma langue glisse de sa bouche à sa nuque, à son ventre à ses seins, jusqu’à son sexe. Je la goûte, je l’aspire, je la sens. Son corps m’appartient. Elle se cambre comme une chatte, tire mes cheveux et retenant ma tête afin de jouir sur mes lèvres.

J’accélère le rythme, j’épouse son sexe avec ma bouche et mes lèvres, ma langue love l’entièreté de ce dernier. Je lève les yeux, elle me regarde. Elle se mord une lèvre et lâche un cri mêlant une rage d’excitation à de la satisfaction. Je viens m’installer à cheval sur elle, nos mains trouvent leur place.

On se regarde, on se comprend. Nos corps ne font qu’un, la lave de nos volcans se mélange et se réchauffe. Il suffit de peu pour jouir encore, mais ensemble cette fois-ci.

On finit par s’étendre un peu, en silence et enlacées. Je ferme un peu les yeux et me retrouve près d’elle le lendemain matin. Je me lève, elle ouvre les yeux et me sourit. Je la quitte en silence.

J’arrive chez moi, saoulée par elle, son odeur, son sexe, ses yeux, ses hanches.

Le souvenir de son corps sur le mien. Le goût de sa cyprine. L’odeur de son haleine.

Les vibrations de son cœur qui bat entre mes lèvres.

L’écran de mon cellulaire s’allume. Je le regarde.

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Je tiens mon téléphone près de mon cœur. Je lui réponds.

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Je souris. L’amour existe encore.

Et je l’ai trouvé dans les bras de Catherine.

Photo Sandro Katalina

Instagram love

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Je me réveille en sursaut. Je regarde mon cellulaire. C’est le milieu de la nuit.

J’ai une folle envie de me masturber, parce que je pense à toi.

Je pense à toi tout le temps.

J’ouvre tes réseaux sociaux. Je choisis des photos. Je fais des captures d’écran. Puis je les regarde.

Une. Après. L’autre.

En boucle.

Ma main glisse sous ma culotte.

J’ai chaud, je suis excitée. Je ferme les yeux et je pense à nous deux.

Tu entres dans mon appartement, il fait nuit. Tu es tellement beau, ça me frappe chaque fois. Tu te places devant moi, tu glisses tes mains sous mes fesses, en dessous de mes culottes. Puis tu me soulèves comme une plume. Je lâche un petit cri, tu me rassures : « Je te tiens. »

Tu m’embrasses, ta langue se mêle à la mienne. Mon sexe chaud est déposé sur ta taille, je sens le tien grossir.

J’ai envie de toi. Depuis longtemps. Depuis toujours.

Tu me bordes vers la chambre, tu me couches. Tu me regardes droit dans les yeux et tu détaches ton pantalon. Tu ne te déshabilles pas, moi non plus. Tu écartes mes jambes, tu te fais une place. À un doigt, tu repousses ma culotte vers le côté. Et tu entres.

Puis ça, ce moment, nous deux enfin réunis, ça me berce. Je mouille à l’infini. Mon corps devient le tien. Mon bassin bouge avec le rythme du tambour dans ton ventre. Je suis à toi, je t’appartiens. Dans l’instant de ce moment, ma bouche grande ouverte comme le ciel fige ; j’ai peine à respirer tellement je t’attendais.

Tu me retournes, tu t’agrippes à mes fesses. Celles-ci claquent sur toi et j’inonde ta peau avec les battements de mon petit cœur au bas du ventre. Tu accroches une de tes mains à mon épaule et l’autre vient se balader vers mon visage. Tu mets tes doigts dans ma bouche.

Et je les suce.

Un à un.

Il fait chaud. Incroyablement chaud.

Ta main se place ensuite sur ma nuque que tu serres. Ça m’excite. Tu tires mes cheveux. Je lâche des petits cris, tu claques mes fesses pour me faire crier plus fort. Langoureuse chatte que je suis, je cambre encore plus mes hanches pour que tu puisses aller plus loin en moi.

J’ai envie de jouir.

Tu le sens, tu te places face à moi et tu me demandes de me toucher. Tu mords mon épaule et lèches mon oreille, tu me souffles tout doucement en me regardant droit dans les yeux : « Tu es tellement belle quand tu fais ça. »

Et je viens sur toi.

Je sens que tu vas jouir toi aussi. Alors je te repousse, tu sors. Je m’agenouille devant toi, je te prends. Fort. Et tu gémis, ta respiration se fait sentir jusque dans ma gorge.

Et je ferme les yeux, tu ouvres les tiens. Tu barbouilles mon visage et mes lèvres ; tu m’appartiens.

Je bous et je frémis doucement ; dans la réalité. Je reprends mes sens et mon essence ; je regarde mon téléphone. J’ai un message texte.

C’est toi et tu dis : « Je pense à ton corps. Ton odeur. Ta peau qui ondule sur la mienne. Tu me rends animal et j’ai envie de toi, de te sentir, de te goûter. »

Mes pieds ne touchent même pas le sol que déjà je me retrouve chez toi, nouée à ton bassin, les jambes entrecroisées comme une araignée sur ton corps.

Je pense tomber de tes bras, mais tu me rassures : « Je te tiens… pour toujours. »

Photo Krista Mangulsone