L’éveil d’une vie

Collaboration AUDIO avec Mike Beaudoin

Tu es couchée. Je te regarde. Ta peau ambrée scintille sous les rayons d’un soleil naissant. Tes yeux de félin s’éveillent tranquillement. Tu passes une main dans tes cheveux et tu humectes tes lèvres. Tu me souris. Tu me donnes la chair de poule.

Mes doigts naviguent contre la peau sous mes fesses. De mon sexe à mes seins, mes mains caressent les vagues de mon corps. Je soulève des vents, marées et tornades en te regardant dans les yeux. Ma bouche appelle la tienne.

Je m’approche de toi, j’ai envie de te faire l’amour. Comme la première fois, comme un choc électrique, comme un trésor que l’on découvre près des sables blonds et des doux secrets de la mer. Ta peau, tes lèvres, ton ventre, tes seins, tes jambes… ta beauté me chavire et m’absorbe.

L’eau du creux de mon ventre abonde en inondation violente, l’entrée de mes jambes crie pour ta peau. J’ai soif pour ta sueur, faim pour ton corps. Du désir à l’amour, mon sexe bouillant me donne des vertiges. Viens me rejoindre, glisse ton corps près du mien.

Tu es belle. Femme fatale et animale, ma peau sur la tienne, je t’entends ronronner près de mes oreilles. Tu me fais perdre la tête et chatouille tous mes sens. Ton regard de chatte, tes courbes ondulantes, ta bouche fondue à la mienne… J’entre en toi, ton corps avait besoin du mien. Je gémis, toi aussi.

Je t’accueille. Mes jambes enrobent ton bassin, je m’agrippe et m’accroche à toi pour l’éternité. On se regarde dans les yeux, je lèche tes lèvres. Ma langue glisse contre la tienne, serpentant entre l’océan dans lequel tu essaies de nager sans te noyer.

Amour de ma vie, je laisse mes mains me guider vers toi alors que mon corps prend le tien. Je chatouille doucement ton sexe. J’ai envie de laisser les vagues de ta peau engloutir mon visage. Mes yeux suivent naturellement le chemin vers le bas de ton ventre – douce cachette où ma langue trace constamment ses allées et venues comme une carte de chasse au trésor.

Coeur de ma vie, tes lèvres embrassent les miennes – tu sais comment me retrouver. Une onde me glace le sang, mes muscles se contractent, mes ongles pénètrent ton épiderme, un cri, des spasmes, une crampe : je jouis sur toi et dans ta bouche. Tu as trouvé tous les diamants de mon corps.

Tu es couchée. Je te regarde. Ta peau ambrée scintille sous les rayons d’un soleil vibrant. La puissance de ton corps après l’amour, ta bouche chaude et asphyxiée, tes yeux qui fondent, le début de tes cuisses humides, tes joues rougies… tu es belle. Et je vais te regarder, t’observer et t’aimer comme ça, longtemps. Toutes les nuits. Tous les matins. Toute ma vie.

Photo JR Korpa

Professeur B.

Je suis assise au fond de la classe. Je n’ai aucune envie d’être ici, ça fait des années que je n’ai pas mis les pieds à l’université. L’horreur.

Je suis une des seules femmes de mon âge présentes et ça ne me plait pas particulièrement. Je suis forcée à obtenir ces crédits pour le travail. Un peu frustrant la nouvelle réforme.

Le professeur n’est pas encore arrivé, il a 10 minutes de retard. J’ouvre un document relié au boulot, je vais travailler durant ce temps.

Je lève les yeux, un gars assis dans la première rangée se lève.

« Bonjour, je suis doctorant et je travaille pour le professeur du cours, ce dernier semble en retard et fort probablement absent pour aujourd’hui. Je vais commencer et donner le cours. Questions ? Non ? Vous pouvez m’appeler professeur B. et maintenant, fermez vos appareils électroniques. »

Je lâche un petit rire perçant, tout le monde me regarde. Non, mais, on est à la maternelle ou quoi ?

« Vous avez un problème, mademoiselle ? »

De me répondre le doctorant en je ne sais trop quoi. Je ne réponds pas, mais je le fixe droit dans les yeux jusqu’à ce qu’il quitte mon regard. Définitivement mon problème, c’est lui.

Le cours passe lentement, beaucoup trop lentement. C’est d’une lourdeur incroyable. Un cours de 18H00 à 21H00… quel cauchemar interminable. La fin arrive finalement, tout le monde ramasse ses choses rapidement.

« Mademoiselle au fond, vous restez, je vous prie ? J’ai à vous parler. »

J’attends que la classe se vide, je descends ensuite lentement avec mes trucs. Il est assis à son bureau et trie nonchalamment des copies qu’il range ensuite dans son sac. Plus je m’approche, plus je ressens une sorte de magnétisme émaner de lui.

Il a les cheveux en bataille, des yeux fatigués malgré son jeune âge et des lunettes qui cadrent parfaitement son visage. Je m’approche, son odeur se colle automatiquement à ma peau. Il est vraiment beau. Son arrogance d’il y a 3 heures m’avait empêchée de remarquer son charme particulier et unique. J’ai un drôle de vertige, il me déstabilise un peu.

Il lève les yeux, direct dans les miens. Mon cœur se serre, je dépose ma main sur son bureau. Je respire tranquillement. Il sourit.

« Tu veux aller prendre un verre ? On passe dans mon bureau ramasser mon manteau et on y va. »

Son ton de voix qui change me fend les jambes en deux. D’un air un peu niais, j’acquiesce — comme hypnotisée par la confiance qu’il dégage sans bon sens. Je le suis, on se dirige vers son bureau.

Espace minimaliste, légèrement éclairé par une fenêtre qui mène vers le cœur du Centre-Ville et ses mille lumières d’édifices. Son odeur est étalée partout dans son bureau. Je ferme les yeux à peine 1 seconde qu’une main confiante se glisse autour de ma taille.

J’ai chaud, tellement chaud.

Sa main coquine serpente vers mon pantalon et elle s’y glisse aisément. Je sens des doigts confiants disparaître en moi. Ça se fait tout doucement, automatiquement. Comme si je l’attendais depuis toujours. Je pousse un petit cri.

Il se place ensuite devant moi et je redirige sa main curieuse dans ma bouche. Je le regarde droit dans les yeux. Il respire fort.

Il me retourne face à son bureau, je le regarde derrière mon épaule. Il baisse mes pantalons et se rend compte que je ne porte pas de culottes.

« T’es vilaine, toi. »

Il lèche sa main et vient pour mouiller son sexe. Je mords ma lèvre. Je le regarde droit dans les yeux.

« Tu n’as pas besoin de faire ça. »

Il lâche un râlement de satisfaction et s’agrippe à mes hanches. Il entre en moi. Fort.

Mes ongles pénètrent dans le bois de son bureau. Il entoure son poignet de mes cheveux et me claque une fesse. Il me chuchote doucement à l’oreille :

« Allez, jouis. »

Alors je glisse ma main entre mes cuisses et je lui demande d’accélérer le rythme. Mon sexe se serre contre le sien, il le sent et ses doigts qui s’enfoncent dans la peau de mes hanches me font comprendre qu’il va jouir lui aussi.

Nos lamentations de jouissance déchirent le silence de son bureau plongé dans le noir. Je sens que je respire enfin, comme pour la première fois de ma vie. On s’habille doucement, il m’embrasse tendrement en lovant sa main au creux de ma nuque. J’ai une boule de chaleur au ventre.

« Alors ce verre mademoiselle, on le prend ? »

Et on quitte son bureau, main dans la main en souriant.

Photo Andrew Schultz

Tatouage

Il fait déjà nuit. J’ai passé la journée entre les boîtes de déménagement et le rangement. J’ai l’impression de ne pas voir le bout du tunnel à tout ce fouillis, j’ai envie de dormir et de ne pas me réveiller pour trois mois.

Notre séparation est difficile, tellement difficile. Je ne mange pas, je ne dors pas, je ne respire pas. Ne plus t’avoir dans ma vie est un vrai calvaire infernal.

Je m’assois sur le divan nonchalamment, mon cellulaire vibre dans ma poche arrière. C’est toi. Mon cœur se serre. Tu m’écris pour savoir comment je vais, comment ça s’est passé, comment je me sens.

Mal. Mal. Mal.

Je te veux, je te désire encore. De tout mon être. Je pense à toi constamment, le temps ne veut jamais passer ; tout est figé. Comme une toile, une vague qui m’engloutit, un trou infini.

Tes mains sur mon corps, ma peau, mon être tout entier. Tes doigts qui glissent sur mon ventre, ma nuque, mes lèvres. Ta langue qui chatouille mes épaules, ma bouche, mon sexe.

Je veux te retrouver, me souvenir de toi et de nous deux.

Tu me faisais l’amour doucement, avec passion, tendresse et délicatesse. Tu me baisais comme un animal, une chatte hurlante, un fauve sensuel et érotique. Tu me prenais comme je voulais, en écoutant ma peau et mon sexe et en faisant vibrer mon corps, mon esprit et mon cœur.

Je verse une larme.

« Tu veux que je passe te voir ? »

Ce à quoi je m’empresse de répondre « oui » avec un emoji content et gêné. Je me sens stupide, mais je suis dans une spirale éternelle entre le virtuel, l’imaginaire et le réel ; je veux que mes pensées deviennent réalité. Je dois te sentir près de moi encore. À tout prix.

Ça cogne à la porte, c’est toi. J’ouvre, mon cœur se serre. Je ressens encore et toujours la même chose ; ta beauté me frappe et m’absorbe. Un vertige s’empare de moi lorsque tu t’approches pour m’embrasser sur la joue.

Une fraction de seconde ne suffit que pour transformer un bec amical en baiser passionnel. Ta langue s’entortille à la mienne, nos salives deviennent raz-de-marée et nos lèvres tempête à la mer. Le temps s’arrête et fige, enfin. Je sens que je peux respirer à nouveau.

Je tente ma chance et glisse une main confiante dans ton pantalon. Ton sexe mouillé répond à mes doigts et je plonge vers toi.

Tu me secondes et enlèves mes vêtements, tu m’étends sur le sofa et cache ta tête entre mes jambes. Ta langue sculpte mon sexe avec précision, comme tu sais si bien le faire. Des mois ont passé sans ta bouche sur mon corps, mais cette dernière a une mémoire et les souvenirs font rapidement surface lorsque le contact de nos peaux se fait.

Je jouis rapidement. Tu m’excites tellement. Mon sexe qui barbouille ton visage ne t’arrête pas, tu reprends ton rythme. Tu me connais et tu sais que je peux venir plusieurs fois. Alors tu continues en me regardant dans les yeux, en mordant tes lèvres et en les léchant. Pour m’exciter, me tenter, me faire flancher.

Et je jouis encore sur toi, sur tes mains et dans ta bouche.

« Veux-tu que j’arrête ? »

Non, n’arrête jamais. Je te veux toujours, partout, et tout le temps. Prends-moi ici, prends-moi là, je veux jouir dans et sur tes bras. Dans la chaleur de ton lit, dans le feu de mes draps. Je veux inonder tes doigts et ta bouche. Engourdir ta langue et tes lèvres. Je veux que ton sexe crie pour ma peau, pour mon cœur. Comme une bête agonisante, comme un loup devant la lune.

Et bête fatale que tu es, tu me vois ronronner et m’agiter, alors tu me tournes et relèves mon bassin. Tu entres en moi facilement, parce que je t’attendais. Comme je t’ai toujours attendu.

Rapidement on se rejoint, dans l’excitation du moment qu’on attendait de vivre ensemble à nouveau. L’orgasme sur lequel je jouissais en cachette depuis des mois sans toi à penser à ton corps, ta peau et ton sexe.

Tu as éveillé tes sens et les miens comme au tout début. Tu as retrouvé les flammes du feu braisé au fond de ton ventre. Tu nous as unis à nouveau, enfin.

Tu m’embrasses. Je te retourne le baiser.

« Je n’ai pas envie de m’en aller. »

Moi non plus. Alors je te demande de rester et je te donne une clé. Tu pourras venir te blottir dans mes bras sur mon sofa de mon nouvel appartement où tu as laissé ta marque.

La même que je porte déjà au cœur, sur la peau, dans mon corps, à tout jamais.

Comme un tatouage. 😊

Photo feliperizo.co

Negroni

Je suis accoudée au bar, nonchalante et je regarde la télévision qui diffuse une reprise de match de hockey sans son. C’est vendredi soir et l’endroit est plein à craquer. Ma solitude devient alors moins lourde à porter.

Je me suis rendue ici juste après le dernier meeting au bureau, je suis épuisée et mon veston me colle au dos. Je regrette tellement la jupe que je porte, je suis très inconfortable — je n’arrête pas de tirer cette dernière vers le bas. Mes talons hauts me tuent les pieds et je ne pense qu’à mon bain. « Un dernier verre et je m’en vais », que je me dis.

Je fais signe au barman de me servir un autre Negroni — ce qu’il s’empresse de faire suivit d’un clin d’œil. Je n’ai pas le désir ou l’envie de me faire charmer ce soir, je n’ai pas la tête au sexe — encore moins aux hommes. Trop occupée. Trop indépendante. Trop ailleurs. Merci, mais non merci.

Un gars arrive à ma gauche et me bouscule un peu. Il dépose sa main sur mon bras, me regarde droit dans les yeux en me disant « Excuse-moi » et il reprend sa conversation avec un autre homme. J’ai un drôle de vertige, mais je retourne rapidement à mon match de hockey. Ce n’est vraiment pas mon genre, de toute manière. Et je n’ai pas la tête à ça, ce soir…

Je termine mon verre, je ramasse mon manteau et il m’accroche à nouveau.

« Negroni? Un dernier avant de partir ? »

J’hésite, il me sourit, j’acquiesce malgré moi. Il se présente et son ami quitte juste après lui faisant signe de l’appeler plus tard. Bien joué.

On parle de tout et de rien. La conversation est étrangement très fluide. Je n’ai pas l’habitude de m’intéresser à ce genre d’homme. Mais il y a quelque chose de particulier qui émane de lui, son énergie, son aura, son charisme… son parfum m’absorbe et m’envoûte.

La soirée va bon train, j’ai bu un verre – ou deux de trop. Je ris beaucoup et je m’approche énormément de lui. Ma stature de femme forte se transforme rapidement en celle d’une femme douce et légère ; mes barrières tombent tranquillement.

Il m’invite chez lui, j’accepte. On prend un taxi et on se regarde beaucoup durant le trajet. Je tire souvent ma jupe, sa main se love doucement sur ma cuisse. Ses gestes ne sont pas sexuels, mais sensuels. Et j’ai vraiment envie de lui.

On arrive enfin devant sa porte. J’enlève mes chaussures en entrant tout en me plaignant un peu et je laisse tomber mon veston sur le sol.

« Laisse-moi m’occuper de toi. »

Je ris un peu, mais je me laisse faire. Il me prend dans ses bras et me couche sur son lit. Il commence à me déshabiller tout doucement. Le bout de ses doigts glisse sur ma peau, je frissonne. Il me regarde droit dans les yeux. Ça me déstabilise.

Il s’approche de mon visage et m’embrasse enfin — comme je n’ai jamais été embrassée. J’ai l’impression qu’il reconnait ma bouche, comme si nos lèvres fondaient ensemble. J’ai chaud. Très chaud.

Sa langue quitte la mienne pour se diriger vers les aréoles de mes seins. Ses dents mordillent gentiment mes mamelons, je frissonne encore. Sa bouche glisse jusqu’à mon nombril pour terminer sa course vers mon sexe.

Et il me goûte. Avec faim. Avec envie. Avec désir. Il reconnait mon corps — comme s’il avait toujours été connecté à ce dernier. Un doigt, puis deux viennent se glisser en moi et les vagues se lèvent, la mer entre mes jambes se fait ressentir. Je lui demande d’entrer en moi, suppliante pour son sexe, désirant venir sur ce dernier.

« Je veux te faire jouir en premier. Je vais te prendre après. Te prendre comme tu veux. »

Une minute n’est même pas passée que j’inonde ses doigts, sa bouche et ses draps.

Il remonte vers moi et trouve sa place. Sa place à lui que je lui offre, lui donne, lui promets. Il me fait l’amour comme jamais un homme ne m’a caressé auparavant. J’ai des vertiges qui n’en finissent plus. Il me retourne finalement et relève mes hanches.

Il entre encore, mais plus fort. Il s’accroche à mes hanches et une de ses mains quitte mon bassin pour claquer le pli entre ma fesse et ma cuisse. Je me mords une lèvre, j’ai encore envie de jouir.

Sa main glisse de ma fesse jusqu’à mon clitoris qu’il épouse avec délicatesse et précision. Il sait comment et quoi faire. Comme s’il me faisait jouir depuis des années, depuis des lunes, depuis toujours. Je n’en peux plus, je lui demande de jouir avec moi. Il se dépêche de me recoucher sur le dos, empoigne son sexe et se masturbe devant moi tout en me touchant en même temps.

Il jouit sur mon pubis, mon ventre, mes seins — en même temps qu’il entend mon petit cri d’amour. On se respire un peu, on se colle, on se caresse. Je me cache timidement près de sa nuque et il embrasse le bout de mon nez.

Il me demande si je veux dormir à ses côtés. J’accepte. Il me propose quelque chose à boire, je souris.

« Un dernier Negroni, pour le dodo ? »

Je ris et lui aussi — devant la télé allumée dans sa chambre qui diffuse encore la reprise du match de hockey.

Photo Elliott Blair

Flashback

🖤 Audio de Flashback 🖤

J’arrive chez toi, j’ai chaud. Mon cœur bat vite et fort ; je suis nerveuse. Je reste un peu dans ma voiture et j’essaie de me calmer.

Tout est arrivé si vite, flashback d’il y a 10 ans où ma peau coule sur la tienne.

J’ai un drôle de vertige.
J’entre dans ton appartement, mes mains sont moites. Tes yeux tombent directement dans les miens ; tu sais ce que tu veux. Tu me souris, j’ai une boule de chaleur au ventre.

Tu t’approches de moi et tu glisses ta main sous mon oreille, en prenant soin de la lover dans ma nuque. Tu es si près, je peux sentir ton souffle de ta poitrine à la mienne. Mes jambes ramollissent, je me sens fondre devant toi.

Ta langue entre dans ma bouche, tu mords mes lèvres et les lèchent – la boule de chaleur dans mon ventre grossit de plus en plus. Tu me prends dans tes bras et tu m’étends sur le lit. Tu me regardes dans les yeux, tu me déshabilles lentement. Tu détaches ton pantalon et tu entres en moi sans même me toucher.

Mais je respire avec et en même temps que toi et ton corps sur le mien me fait du bien : je m’abandonne complètement.

Tu sors et tu recules, ta tête vient se cacher entre mes jambes. Tu me retournes. Tu lèves mon bassin, tu mords mes fesses et les claques. Mon cœur bat si fort. Mais animale comme je suis, je reprends ma confiance et je me cambre comme une chatte devant toi. Tu t’excites toi aussi, je suis capable de te déshabiller à mon tour. À genoux devant toi, je te prends dans ma bouche où tu vas te cacher le plus loin possible.

Ton corps est en sueur.
Je sens ton cœur battre au bas de ton ventre, tu repousses ma tête et tu me tires vers toi. Je te chevauche de dos. Mais je te regarde par-dessus mon épaule et ma bouche en cœur et mes yeux de féline te portent à accélérer le rythme. Tu me dis d’arrêter de te regarder comme ça, avec mon regard de supplication, mais je veux te faire jouir.

Je ne t’écoute pas et je m’agrippe à tes cuisses où mes ongles entrent dans ta peau. Tu me demandes de me faire jouir, je te dis oui, mais seulement si tu jouis en moi. Et à ce moment, où je t’entends te lamenter sous mon bassin, mes yeux roulent vers le ciel et ma bouche infinie relâche un cri de jouissance qui te passe dans tout le corps comme un choc électrique.

La boule de chaleur dans mon ventre explose.
J’ouvre les yeux, je suis toujours dans ma voiture, je transpire abondamment et je suis incroyablement excitée.
J’arrive devant ta porte. Tu m’ouvres. Tu n’as pas changé. Encore une boule de chaleur au ventre, mais celle-là, j’ai envie de la partager avec toi – dans la réalité, encore une fois de plus.

Photo Jon Tyson