Respiration infinie

J’arrive près de chez toi, je stationne ma voiture. Avant de sortir, je me regarde dans le miroir. J’ai mis ton rouge à lèvres préféré que j’ai assorti à mes ongles. Je sais quoi faire pour te plaire : je ne souhaite que te satisfaire. Constamment.

Un bref instant, je pense à toi nu, j’ai un sentiment de vertige qui m’habite soudainement et j’ouvre ma fenêtre pour respirer. Penser à ton corps, à ta peau, à toi, me rend complètement ivre.

Je sors finalement. Calmée et prête à te rejoindre sous tes draps.

Mes talons claquent sur le ciment, la musique de ces derniers résonne dans le silence de la nuit. Je sonne et je replace ma robe – ma jarretelle se fait voir des yeux curieux d’un inconnu de l’autre côté de la rue.

Tu déclenches la serrure de la porte, j’entre rapidement.

Les marches me semblent infinies, mais arrivée à ton adresse, la porte est déjà ouverte : le son de la résonance de mes chaussures t’indiquait que j’arrivais.

Silencieuse, j’entre et là, devant toi, je laisse tomber mon manteau sur le sol.

Tes yeux découpent les courbes de mon corps. Sous ma lingerie, tu es capable d’imaginer ma peau nue qui glisse sur la tienne. Je connais ce regard sur moi : ton désir, je le ressens jusqu’au creux de mon ventre.

Rapide et féline, mes mains se retrouvent déjà sur ton sexe grandissant qui se glisse tout aussi vite dans ma bouche.

Tu retiens ton souffle et ta main s’accroche à mon épaule. Vilaine, je te prends par les fesses et tu t’enfonces au fond de ma gorge où tu viens te cacher. Ta respiration se fait plus vite et pour te calmer, tu essaies de m’arrêter en tirant mes cheveux.

Mais bien au contraire de tes intentions premières, tu réveilles la tigresse en moi. Maligne comme je suis, mes jambes se glissent lentement sur les tiennes. Mes ongles pénètrent l’épiderme de tes cuisses et de dos, je te chevauche sans même hésiter.

Tu claques mes fesses. Fort. Tu laisses tranquillement des marques ; comme un fer rouge sur ma peau d’ivoire. Je lâche des cris qui se transforment en écho infini.

Tu me demandes de ralentir, de te laisser un peu de temps. Mais je ne veux pas m’arrêter ; je veux te sentir jouir en moi.

Mes yeux de chatte te regardent par-dessus mon épaule et ma langue se promène sur mes lèvres qui forment un cœur.

Ton regard tombe dans le mien :

« Viens en moi. »

Le temps s’arrête et s’efface, tu ne peux plus te retenir. Tu te laisses aller. Dans la danse de ton corps dans le mien, je te rejoins dans ton plaisir.

Puis enfin, tu respires. Tu respires librement et ton souffle chatouille ma peau. Je serpente ton corps jusqu’à tes lèvres et je t’embrasse.

Tu me regardes, ta main disparait entre mes jambes. Je souris, tu mords ma lèvre du bas. Tes doigts entrent en moi :

« Viens sur mes doigts. »

Et dans le silence de la pièce, de l’écho infini de mes cris, de mes lèvres barbouillées de rouge à lèvres, de mes ongles de féline dans ta peau, dans l’ivresse du désir incroyable que j’ai pour toi, je me laisse aller et je m’abandonne – je respire au même rythme que toi.

Enfin.

Photo Runnyrem

Chambre secrète

Je t’attends couchée sur le lit de la chambre d’hôtel.

Mes bas collants remontent à la mi-cuisse, attachés par des jarretelles de dentelle. J’ai une culotte presque invisible, ma poitrine est nue. Les bouts de mes seins pointent vers le ciel, ils n’attendent que ta bouche pour les réchauffer.

Dans l’attente de ton arrivée, je me rends bien compte et je sais que je t’attends depuis longtemps — depuis toujours. Toi que je lèche à distance sur mon écran de cellulaire, à qui j’envoie des photos du pli timide de mes fesses, à qui je pense la nuit, quand mes doigts glissent entre mes jambes.

Au creux de mon ventre, une boule de chaleur qui bat au même rythme que mon cœur : mon désir est d’une intensité si incroyable que j’en aie le vertige. Cette envie qui me gruge et me hante depuis des semaines, qui m’empêche de travailler et qui me fend les jambes en deux lorsque je pense à toi.

Tes lèvres qui glissent sur mon corps, ta salive qui trace des chemins infinis sur ma peau, tes dents qui se cachent vivement dans mon épiderme. Je pense à toi, je pense à toi tout le temps et j’ai la tête qui tourne comme une toupie.

J’entends des pas dans le corridor.

La porte s’ouvre. Tu me regardes.

Tu t’approches, tu me lèches un sein, tu dis au creux de mon oreille :

« Couche-toi sur le ventre ma beauté, relève tes fesses et fais-moi une place. »

Et moi, féline folle de ton corps et de tes yeux, je me retourne à la vitesse de l’éclair et je cambre les fesses où je t’offre tout le confort et la chaleur dont tu as besoin.

Ton doigt vient déplacer ma culotte et enfin, tu prends toute cette place en moi dont je rêve depuis trop longtemps. Dans l’agonie de la souffrance de ton absence, je ressens maintenant le plus beau des réconforts ; toi que j’entends respirer, caché tout près de ma nuque.

Je sens ta main qui serpente de ma bouche à mon cou, tu t’assures de passer tes doigts sur ma langue et tu t’accroches bien solidement à une de mes épaules. Ton autre main elle, s’attache à mes cheveux qui se baladaient librement sur mon dos.

Tu accélères, tu me demandes de te rejoindre, car tu vas jouir rapidement, tu dis :

« Touche-toi. Je veux te sentir jouir pendant que je suis en toi. »

Je t’écoute, je fais fondre ma main au bas de mon ventre et je suis ton rythme, je tourne la tête et je te regarde par-dessus mon épaule. Mes yeux d’animal haletant te supplient de venir en moi, alors que je mords une partie de ma petite bouche en cœur.

Et mon regard dans le tien, celui que tu lèches à distance de ton écran de cellulaire depuis des semaines, qui s’excite et s’impatiente devant mes photos, toi qui la nuit, jouit en même temps que moi à distance, explose tes sens tout entiers, ton orgasme déclenche le mien.

Alors qu’on reste connectés l’un à l’autre, que nos peaux ne font qu’une et que nos corps en sueur s’absorbent et se reconnaissent, tu dis :

« Ma belle, ma beauté féline, ma chatte, attends-moi pour l’éternité et ne me quitte jamais ; j’aurai toujours besoin d’une place près de toi. »

Moi douce et câline, je dépose ma poitrine chaude près de ton visage et je lève les yeux vers le ciel, là où je me rends bien compte qu’il n’y a plus de limites pour toi et moi.

Photo Marten Bjork

Féline immortelle

Je marche vers notre lieu de rencontre, on s’était dit à telle heure, je te rejoins les paumes de mains toutes moites.

L’hiver approche et arrive. J’ai froid, mais la boule de chaleur dans mon ventre grâce à toi me réchauffe tout doucement.

Je te rejoins, j’ai le cœur qui bat fort et qui palpite de mes lèvres au bas de mes reins. Mes yeux tombent dans les tiens, enfin. D’une certaine manière, je te reconnais. Toi l’animal que je lèche à distance et en silence depuis des jours, des heures, des minutes et des secondes. Toi la bête que j’ai envie de monter en escaladant toutes les formes de ton corps. Toi la rage qui me glace le sang, qui excite mes sens et mon corps, maudite flamme qui brûle le bout de mes doigts.

Je t’écoute parler, je t’observe, je t’analyse. Fascinante personne que tu es, je mouille de désir pour toi à te regarder et à t’absorber. Quand tu penches ton corps vers le mien, je porte attention à sentir tes cheveux, ta barbe, ta peau. Je m’imprègne de ton odeur ; je ne veux pas t’oublier.

La soirée passe vite, je me retrouve finalement à franchir le seuil de ta porte de chambre. Un peu fatiguée, la féline en moi se réveille rapidement en te voyant te déshabiller du coin de l’oeil. Tigresse que je suis, mes doigts glissent rapidement sur ton ventre pour aller chatouiller ton sexe.

Mes vêtements prennent en feu rapidement ; mon bassin cambré vers l’arrière te donne de violents coups qui allument tous les feux possibles cachés sous ton nombril. Les spasmes de ton corps deviennent une vraie musique pour mon ouïe ; je lèche tes oreilles et mords tes lobes tendrement. Tu frissonnes, ma main frotte sa peau contre la tienne.

Je t’embrasse en silence, ma langue vient se lover au creux de ta bouche. Nue, je porte une grande attention à te révéler toutes les pièces de mon corps ; je me montre femme et confiante, assise sur toi à te regarder avec mes yeux de chatte suppliante et ma bouche en cœur qui te laisse toute la place dont tu as besoin pour entrer en moi.

La curiosité de tes doigts les influence à se cacher entre mes jambes. Rapidement, je tremble et je frémis sur toi. Je respire fort, tu me dis « embrasse-moi » et je porte mes lèvres aux tiennes, en prenant soin de te mordre au visage encore au passage.

Tu tournes et retournes mon corps de gauche à droite, je deviens une petite toupie entre tes mains. Mais tu es doux, et ta douceur apaise mon cœur ; tu me fais jouir facilement tellement j’ai envie de toi.

J’ai de la difficulté à arrêter de te vouloir et à te caresser, mais encore te voilà : tu te glisses en moi, ton corps se mêle et fond au mien. C’est comme un casse-tête, les pièces se rapprochent et se fixent ensemble : le tout ne fait qu’un.

Mon souffle et le tien entremêlés créés la plus belle des symphonies. Je te demande de sortir, je veux que tu jouisses sur moi comme sur un canevas, comme sur une toile vierge. Dans notre excitation, dans la tienne, dans la mienne, je te rejoins rapidement en te fixant dans les yeux. J’inspire et j’expire, je me rends à l’évidence qu’il n’y a pas de fin à ce moment.

La nuit s’écourte, tes draps m’enveloppent et même les yeux fermés, je te retrouve dans mes rêves.

Toutes les nuits depuis ce jour.

Photo Geetanjal Khanna

 

Instagram love

🖤 Audio de Instagram love 🖤

Je me réveille en sursaut. Je regarde mon cellulaire. C’est le milieu de la nuit.

J’ai une folle envie de me masturber, parce que je pense à toi.

Je pense à toi tout le temps.

J’ouvre tes réseaux sociaux. Je choisis des photos. Je fais des captures d’écran. Puis je les regarde.

Une. Après. L’autre.

En boucle.

Ma main glisse sous ma culotte.

J’ai chaud, je suis excitée. Je ferme les yeux et je pense à nous deux.

Tu entres dans mon appartement, il fait nuit. Tu es tellement beau, ça me frappe chaque fois. Tu te places devant moi, tu glisses tes mains sous mes fesses, en dessous de mes culottes. Puis tu me soulèves comme une plume. Je lâche un petit cri, tu me rassures : « Je te tiens. »

Tu m’embrasses, ta langue se mêle à la mienne. Mon sexe chaud est déposé sur ta taille, je sens le tien grossir.

J’ai envie de toi. Depuis longtemps. Depuis toujours.

Tu me bordes vers la chambre, tu me couches. Tu me regardes droit dans les yeux et tu détaches ton pantalon. Tu ne te déshabilles pas, moi non plus. Tu écartes mes jambes, tu te fais une place. À un doigt, tu repousses ma culotte vers le côté. Et tu entres.

Puis ça, ce moment, nous deux enfin réunis, ça me berce. Je mouille à l’infini. Mon corps devient le tien. Mon bassin bouge avec le rythme du tambour dans ton ventre. Je suis à toi, je t’appartiens. Dans l’instant de ce moment, ma bouche grande ouverte comme le ciel fige ; j’ai peine à respirer tellement je t’attendais.

Tu me retournes, tu t’agrippes à mes fesses. Celles-ci claquent sur toi et j’inonde ta peau avec les battements de mon petit cœur au bas du ventre. Tu accroches une de tes mains à mon épaule et l’autre vient se balader vers mon visage. Tu mets tes doigts dans ma bouche.

Et je les suce.

Un à un.

Il fait chaud. Incroyablement chaud.

Ta main se place ensuite sur ma nuque que tu serres. Ça m’excite. Tu tires mes cheveux. Je lâche des petits cris, tu claques mes fesses pour me faire crier plus fort. Langoureuse chatte que je suis, je cambre encore plus mes hanches pour que tu puisses aller plus loin en moi.

J’ai envie de jouir.

Tu le sens, tu te places face à moi et tu me demandes de me toucher. Tu mords mon épaule et lèches mon oreille, tu me souffles tout doucement en me regardant droit dans les yeux : « Tu es tellement belle quand tu fais ça. »

Et je viens sur toi.

Je sens que tu vas jouir toi aussi. Alors je te repousse, tu sors. Je m’agenouille devant toi, je te prends. Fort. Et tu gémis, ta respiration se fait sentir jusque dans ma gorge.

Et je ferme les yeux, tu ouvres les tiens. Tu barbouilles mon visage et mes lèvres ; tu m’appartiens.

Je bous et je frémis doucement ; dans la réalité. Je reprends mes sens et mon essence ; je regarde mon téléphone. J’ai un message texte.

C’est toi et tu dis : « Je pense à ton corps. Ton odeur. Ta peau qui ondule sur la mienne. Tu me rends animal et j’ai envie de toi, de te sentir, de te goûter. »

Mes pieds ne touchent même pas le sol que déjà je me retrouve chez toi, nouée à ton bassin, les jambes entrecroisées comme une araignée sur ton corps.

Je pense tomber de tes bras, mais tu me rassures : « Je te tiens… pour toujours. »

Photo Krista Mangulsone

Flashback

🖤 Audio de Flashback 🖤

J’arrive chez toi, j’ai chaud. Mon cœur bat vite et fort ; je suis nerveuse. Je reste un peu dans ma voiture et j’essaie de me calmer.

Tout est arrivé si vite, flashback d’il y a 10 ans où ma peau coule sur la tienne.

J’ai un drôle de vertige.
J’entre dans ton appartement, mes mains sont moites. Tes yeux tombent directement dans les miens ; tu sais ce que tu veux. Tu me souris, j’ai une boule de chaleur au ventre.

Tu t’approches de moi et tu glisses ta main sous mon oreille, en prenant soin de la lover dans ma nuque. Tu es si près, je peux sentir ton souffle de ta poitrine à la mienne. Mes jambes ramollissent, je me sens fondre devant toi.

Ta langue entre dans ma bouche, tu mords mes lèvres et les lèchent – la boule de chaleur dans mon ventre grossit de plus en plus. Tu me prends dans tes bras et tu m’étends sur le lit. Tu me regardes dans les yeux, tu me déshabilles lentement. Tu détaches ton pantalon et tu entres en moi sans même me toucher.

Mais je respire avec et en même temps que toi et ton corps sur le mien me fait du bien : je m’abandonne complètement.

Tu sors et tu recules, ta tête vient se cacher entre mes jambes. Tu me retournes. Tu lèves mon bassin, tu mords mes fesses et les claques. Mon cœur bat si fort. Mais animale comme je suis, je reprends ma confiance et je me cambre comme une chatte devant toi. Tu t’excites toi aussi, je suis capable de te déshabiller à mon tour. À genoux devant toi, je te prends dans ma bouche où tu vas te cacher le plus loin possible.

Ton corps est en sueur.
Je sens ton cœur battre au bas de ton ventre, tu repousses ma tête et tu me tires vers toi. Je te chevauche de dos. Mais je te regarde par-dessus mon épaule et ma bouche en cœur et mes yeux de féline te portent à accélérer le rythme. Tu me dis d’arrêter de te regarder comme ça, avec mon regard de supplication, mais je veux te faire jouir.

Je ne t’écoute pas et je m’agrippe à tes cuisses où mes ongles entrent dans ta peau. Tu me demandes de me faire jouir, je te dis oui, mais seulement si tu jouis en moi. Et à ce moment, où je t’entends te lamenter sous mon bassin, mes yeux roulent vers le ciel et ma bouche infinie relâche un cri de jouissance qui te passe dans tout le corps comme un choc électrique.

La boule de chaleur dans mon ventre explose.
J’ouvre les yeux, je suis toujours dans ma voiture, je transpire abondamment et je suis incroyablement excitée.
J’arrive devant ta porte. Tu m’ouvres. Tu n’as pas changé. Encore une boule de chaleur au ventre, mais celle-là, j’ai envie de la partager avec toi – dans la réalité, encore une fois de plus.

Photo Jon Tyson

Le coeur dans le ventre

Je marche rapidement, je suis nerveuse.

On s’est entendus pour se rejoindre quelque part de précis à 20 : 00, tu m’as donné l’adresse hier soir. Tu m’as dit : « Ne porte rien sous ton manteau. »

Ce n’est pas quelque chose que je fais normalement, puisque non seulement je suis frileuse, mais aussi parce que j’ai beaucoup trop peur qu’un coup de vent relève le bas de mon manteau. Mais ce soir je l’ai fait. Pour toi.

Alors je marche, je gratte mon pouce avec mon index nerveusement et je m’efforce de ne pas ronger mes ongles. Ça fait déjà une dizaine de minutes que je marche depuis le métro, je commence à trouver que c’est loin et l’hiver qui s’allonge me gèle la peau et les os.

J’arrive finalement à destination. Devant moi se trouve une maison bien simple, une lumière est allumée à l’extérieur. Je m’approche et je trouve une carte déposée devant la porte. Je l’ouvre.

Entre. Installe-toi confortablement. Enlève ton manteau. Il y a du vin dans le frigo.

En entrant, je te sens immédiatement. Ça me frappe au ventre, je sens ton odeur et ton parfum partout. Je te connais jusqu’au bout des doigts et même si je semble être seule, c’est comme si tu étais là.

Je ne sais pas si je devrais vraiment retirer mon manteau. Je me trouve ridicule. Moi qui est nue en talons hauts dans une maison que je n’ai jamais vue et qui sent toi à plein nez. Mais ce soir je le fais. Pour toi.

C’est sombre, mais les pièces qui communiquent entre elles sont éclairées par des chandelles. C’est le silence total. C’est beau.

Je me dirige vers la cuisine et j’ouvre le réfrigérateur. Alors que j’attrape la bouteille de vin, je sens ta main qui glisse sensuellement sur mon ventre.

Mon ventre. Je sais à quel point tu l’aimes. Combien de fois tu me demandes de te l’envoyer en photo. Combien de fois tu le caresses lentement. Combien de fois tu jouis sur celui-ci.

Ta main sur moi me fait toujours autant frissonner. Je ferme les yeux, je te reconnais toujours. Ton odeur. Ton toucher. Tu m’embrasses en même temps que je pense à tes lèvres. Tu me prends dans tes bras et accrochée à toi, je remarque que tu es nu toi aussi.

Tu m’assois sur le comptoir, tu me demandes de garder les yeux fermés. J’ai le souffle court, mon cœur bat probablement en même temps que le tien tellement je peux te sentir. Avec moi, tu reviens à la vie.

Et puis tu me goutes. Je suis tellement excitée que j’ai déjà envie de jouir sur ta bouche. Tu le sais, parce que je me cambre comme une anguille et je gémis sans me retenir. Tu arrêtes, tu recules. Tu entres un doigt, puis deux. Et tu recommences. J’ai peine et misère à me retenir, j’agrippe tes cheveux et je te griffe le dos. Ça t’agace, ça t’excite.

Tu me débarques du comptoir et tu me penches. Je me retourne et j’ouvre les yeux, tu lèches tes doigts et tu te mouilles. Tu tires mes cheveux pour que je regarde devant moi et tu entres. C’est fort. C’est chaud. C’est bon. Tu serres ma gorge, je t’entends respirer dans mes oreilles.

Je sens ta main passer de ma gorge au bas de mon ventre. Tu me chuchotes à l’oreille de me laisser aller. Et j’arrive à ce moment où tu me mords l’oreille, où tu lèches ma nuque. Tu sors, tu écartes mes fesses et tu me rejoins. Ensemble, on chante et on s’épuise lentement. On prend ensuite le temps de retrouver nos souffles et nos haleines. Tu m’embrasses et tu déposes ta main sur mon ventre. Je lève les yeux, tu me souris. Tu me serres contre toi et tu me dis : « Tu es belle. »

Et moi, dans l’ivresse de ces mots et de ce moment précieux, je dépose ma main sur la tienne. Et je laisse bouillir mon ventre doucement sous nos mains.

Je le fais pour toi.
Pour toujours.

Photo Kristina Flour

Agonie animale

Ce sont tes doigts chirurgicaux qui m’ont ramené à la vie. J’étais sous tes griffes étendue comme une toile vierge. Cette journée-là, j’étais frigorifiée. Ce n’était pas septembre qui me cassait la gorge, mais plutôt le cœur que j’avais en glace. Tes mains sur ma peau froide ont réchauffé mon corps. Mon âme sous tes paumes est revenue, mais surtout, devenue à la vie. J’étais enfin là, présente et devant toi. Mes yeux allumés dans les tiens et nos haleines qui se mêlaient laissaient mon bassin se dégourdir de par lui-même. Ta voix me berçait lentement dans une agonie qui m’était impossible de repousser. J’avais envie de te respirer et de tout voir au travers ton regard.

Je glissai doucement devant toi, me laissant tisser par la toile de ton charme. C’était mon cœur qui explosait et mon sexe qui se réchauffait sous l’immobilité que tu créais de force avec ma personne. Lentement, je brisais la couche de givre en moi. Le contact de ta peau sur la mienne allumait la boule de feu qui était éteinte dans le bas de mon ventre depuis longtemps, trop longtemps. Haletante, j’avais peine et misère à rester là sans pouvoir te caresser. Cette fixation que j’avais sur toi me permettait de te sentir et de goûter ce parfum émanant de tes articulations. J’étais sexuelle et animale, je sentais que la femme érotisée en moi pouvait tout te faire. J’avais envie de te posséder et de te laisser faire ta place dans mon bassin. Comme dans un rêve, je souhaitais être ta muse. Habillée tout en noir, je voulais être celle qui claque ses jarretelles pour t’appeler le soir. Je priais pour pouvoir passer ma langue du bas de ton nombril jusqu’à tes lèvres. C’était la femelle excitée qui désirait te griffer, la même qui tentait de se faire un nid dans tes bras. Mon rouge à lèvres aurait laissé des traces vulgaires à la base de tes cuisses. J’aurais voulu que tu marques au fer brulant mes fesses de tes applaudissements. J’étais belle pour toi, à t’envouter et à te chanter tout ce que tu voulais entendre. C’était dans ma bouche que je voulais que tu habites et pour toujours, cette éternité à ne jamais te voir repartir. J’ai dû te laisser quitter, car dans cette vie, celle du présent ; tu n’existes pas. Peut-être un jour aurais-je la chance de te créer, de t’avoir, de te toucher, de t’aimer… Mais toujours je pourrai t’écrire.

Comme un firmament infini, tu étais là pour y être spécifiquement pour faire grogner la femme en moi. Ce soir, je t’écris timidement sans rien te demander en retour derrière ma machine à écrire. Je t’attendrai et je sais que tu reviendras. Quand les feuilles recommenceront à tomber, tu poseras ton pied sur ma terre. Tu me prendras par surprise comme si j’avais été frappée par la foudre. Ce même coup qui m’a éveillée à tous ses sens qui tournent maintenant autour de toi sera fatal la prochaine fois. Cette sensation de brulure quand je pense à toi est difficile à apaiser. Tu es immortalisé sur mon corps. À tout jamais.

Photo Michael LaRosa

Chanter sous tes mains

Je suis nerveuse, j’ai les mains moites et j’ai chaud. Je suis sur le balcon de ta maison et j’attends que tu m’ouvres la porte. Je replace mécaniquement ma robe, passe une main dans mes cheveux et je tiens solidement ma bouteille de vin. J’entends le loquet de la porte s’ouvrir et je prends une profonde respiration. Je ferme les yeux et espère que tu sois aussi beau que je t’ai imaginé.

C’est que tu vois, dans les nombreux fantasmes que je me suis faits sur toi, mes attentes sont très élevées. C’est bien beau les messages textes un peu kinky, mais moi je te veux maintenant, couchée sous toi.

Dans ma tête tu es grand, tes bras sont capables de me porter n’importe où. Tu es fort et mes jambes recouvrent ta taille quand tu me tiens par les fesses. Quand je t’imagine la tête entre mes jambes, ta bouche recouvre mon sexe au complet. Elle s’y ajuste parfaitement comme si elle était destinée à toujours y être. Et tu me goûtes avec faim, avec soif, avec appétit. Pour toi il n’y a pas de fin, si je jouis entre tes lèvres chaudes, ce n’est qu’une excuse pour continuer. Tes mains s’adaptent parfaitement à mes hanches, tellement que tes pouces laissent des marques sur mon bassin. Le même que tu tiens avec tant de fermeté lorsque tu me fais l’amour. Ce qui m’excite le plus chez toi c’est ta confiance. Le regard que tu poses sur moi, ton sourire en coin, puis ce désir infini entre toi et moi. Il y a un courant électrique infini entre nous deux, j’ai des frissons partout quand tes doigts glissent délicatement sur ma peau de porcelaine. Ton souffle dans ma nuque chatouille mon corps et je perds complètement tous mes moyens quand ta langue agace mes seins. Tu me déstabilises, j’en tremble tellement tu réussis à m’exciter. À la pensée de me voir assise sur toi, j’ai le bas-ventre chaud, comme si tu allumais toujours un feu qui ne veut pas s’éteindre. J’ai l’impression que nos corps s’ajustent parfaitement, comme s’ils étaient destinés à se mêler l’un à l’autre. Tu trouves facilement une place en moi pour te lover et la chaleur de ton pubis sur le mien réchauffe mon sang. C’est une course sans fin dans mes veines quand j’ai un orgasme ; je me sens belle quand je jouis sur toi.

Dans mon imaginaire tu as installé un bien-être en moi, une petite boite à surprises qui me font sourire comme si j’avais encore quinze ans à nouveau. Tu laisses ton parfum dans mes cheveux et c’est ce qui me fait toujours rêver à toi la nuit. Tu me fais des promesses qui sont réalisables, avec toi j’ai envie de faire des choses que je n’ai jamais faites auparavant. Quand tu me tiens contre toi, c’est la femme en moi qui se sent vivante. Mon corps devient mon instrument de musique au contact de ta bouche. Si je pouvais en jouer tous les jours, ce serait un orchestre infini dans le bas de mes reins.

La porte s’ouvre et tu te tiens devant moi. J’ai le souffle complètement coupé et le cœur qui va me sortir de la poitrine. Devant ta beauté inébranlable, je tends une joue timide pour que tu puisses y déposer tes lèvres. J’entre chez toi et déjà satisfaite des attentes que je me fusse créée, je referme les yeux et me laisse guider par mes sens, car toi seul sais comment me faire perdre la tête…

Photo Austin Ban

Maxime et Juliette

Le temps est gris, il pleut encore même si c’est déjà l’hiver. Je porte mes bottes de pluie et je grogne contre la gadoue qui colle sous mes talons. Je marche vite, car je suis pressée ; j’ai une entrevue aujourd’hui. Je crois que je vais être en retard, je suis en sueur et j’ai l’impression que mon maquillage est gâché. Je me frotte les mains pour me réchauffer et je fume une dernière cigarette avec une gorgée de café tout juste avant d’entrer dans la librairie pour laquelle j’ai appliqué. J’entre et je sens l’odeur des vieux livres. Je m’imprègne des notes de cognac, de cigare, de soirées de barbecue en famille, je retrouve des sourires, des larmes et des peines, je sens des odeurs sensuelles, des touches féminines et des parfums plus corsés. Qu’il est bon de se retrouver dans un endroit que l’on ne connaît pas, mais qui semble toujours nous avoir appartenu pourtant. J’enlève ma tuque et me frotte la nuque, je suis détrempée. Je secoue mon manteau pour laisser tomber un mélange de neige et de pluie et je laisse échapper un « bonjour » rauque. Je me sens comme une gargouille et je me trouve complètement ridicule. Je cherche rapidement autour de moi pour trouver à qui j’ai parlé trois jours plus tôt. Il y a des rangées à l’infini, comme un labyrinthe sans fin, mais j’ai le sentiment d’aisance assez rapidement. Au fond du magasin, je vois une petite dame fin quarantaine qui ressemble étrangement à Cruella dans les 101 dalmatiens. Je suis plutôt amusée, mais étouffant un rire timide, je m’approche confiante au même moment où elle se retourne. Je me présente et l’entrevue se déroule terriblement bien. Tellement bien qu’elle me demande si je suis libre dès le lendemain. Excitée, je dis que oui et la prends dans mes bras comme si c’était déjà Noël. Je quitte le sourire aux lèvres, pétillante et soulagée ; enfin un emploi qui va m’aider à m’épanouir pleinement ! Au petit matin, je me lève du bon pied. Je me prépare comme si j’allais dans un bal, je suis prête à impressionner n’importe qui et à vendre tous les recueils de poésie en une seule journée. Je prends le métro et mon nouveau travail sera à cinq stations de chez moi que c’est parfait ! Il fait beau et plus chaud aujourd’hui ; je suis rayonnante comme le soleil et plus que confiante. Mon quart de travail se déroule plutôt bien. Ma nouvelle patronne qui se nomme Ursula ; comme pour la rendre encore un peu plus ridicule, me dis qu’étant donné que nous sommes dans le temps des fêtes, je vais travailler dans l’arrière-boutique à placer des bouquins. Une des employées qui est là depuis plus de quatre ans va me montrer le fonctionnement du magasin pour les inventaires. Plutôt déçue de ne pas pouvoir partager mes connaissances littéraires avec les clients, je dus bien évidemment accepter, me taire et sourire. Mon excellent service à la clientèle sera donc mis à l’épreuve une autre journée, tant pis !

L’arrière-boutique est tellement peu spacieuse que j’ai de la misère à circuler sans accrocher quelque chose au passage. Je débute donc par faire un peu de ménage et à classer les livres par auteur. Je suis en train de tout ramasser depuis plus d’une heure que la porte s’ouvre et j’échappe le même « Bonjour » rauque et stupide de la veille. Des pas se rapprochent de moi et je vois une tête derrière la pile de livres à ma gauche. « Salut, moi c’est Maxime. » Mon souffle coupe, je suis complètement déstabilisée et j’échappe les trois Shakespeare que j’ai dans les mains. Maxime rit et se penche pour ramasser mon dégât et me dit que les livres sont précieux et qu’il ne faut pas les échapper sans raison. Je souris bêtement et la regarde pendant qu’elle enlève son manteau et dépose son café. Androgyne jusqu’au bout des ongles, elle porte quand même des vêtements assez ajustés pour que je puisse entrevoir ses courbes délicates et féminines. Elle se retourne le sourire en coin et je vois tout de suite dans son regard qu’elle sait que je la fixe. Je passe tout mon quart de travail avec Maxime, elle m’explique le fonctionnement de la librairie, les pauses, les ventes, les jours fériés, les demandes de congés… Mais je n’écoute absolument rien et hypnotisée par sa bouche, ses yeux et sa voix ; je me sens terriblement ivre en sa présence. Comme une sensation de vertige infinie, je suis tellement nerveuse que j’ai le cœur sur le bord des lèvres toute la journée. Six heures après je sors de la librairie et je cours jusqu’au métro. Qu’est-ce qui se passe avec moi ? J’ai perdu la tête, je ne me reconnais pas… J’arrive chez moi et trop épuisée je tombe comme une brique sur mon lit et je dors instantanément. Le cadran sur mon cellulaire me réveille du profond sommeil dans lequel je suis sombré la veille et m’oblige à faire face à ma journée ; je reçois la commande avec Maxime dans l’arrière-boutique aujourd’hui. J’arrive à la librairie quinze minutes à l’avance de mon quart de travail et Maxime est déjà à l’arrière en train de confirmer sa réception de produits à l’ordinateur. Elle me fait un sourire et me dit que nous allons faire la rotation des livres et aussi renvoyer certains de ceux-ci qui ne se vendent pas assez bien dans notre magasin. Nous sommes seules, car la librairie n’est pas encore ouverte alors elle met de la musique et ne se gêne pas pour monter le son. Sur des airs d’Arctic Monkeys, je la vois fredonner et bouger des fesses du coin de l’œil. Je dois passer tout près d’elle pour aller placer un livre, mais l’espace est si restreint que ma poitrine frotte à son dos. Je ferme les yeux, je sens son parfum et j’ai l’impression que tout devient alors au ralenti. Elle se retourne et me soulève sur la pile de boîtes. Elle glisse ses doigts sur mes hanches et lèche délicatement ma nuque. Je frissonne jusqu’à en rouler des yeux et je retiens péniblement mon souffle. Elle enfonce sa langue dans ma bouche, retient ma tête molle avec une de ses mains et me mord les lèvres. Comme la veille, je ressens le même sentiment d’ivresse. Confiante et tellement sexuelle, elle me couche sur la pile de livres déballés sur le plancher. Le bout de ses doigts chatouille mon ventre et elle empoigne fermement ma poitrine timide sous mon soutien-gorge. Mes pantalons glissent parfaitement sous ses mains, elle poignarde mes fesses de ses paumes pour mieux les approcher de sa bouche. Au moment où elle pose ses lèvres sur mon sexe brûlant, je perds le contrôle de mon corps. J’ai tellement chaud et sa langue fait vibrer mon cœur et ma tête jusqu’à en oublier mon propre nom. Mon bassin bouge au même rythme qu’elle, plus elle me goûte, plus je perds les pédales. Je suis complètement enivrée et couchée devant elle, tout mon corps devient esclave sous chacun de ses battements de langue. Sur le bord de la jouissance, je me tortille et elle écarte fermement mes jambes pour me laisser venir dans sa bouche. Je m’accroche à ses cheveux et je ressens une boule de chaleur intense dans le bas de mon ventre. Je m’accroche aux bouquins autour de moi, je vais jouir étendue sur Nelligan, Saint-Denys Garneau et Miron. Je me laisse aller et lâche un cri à décoller les couvertures dorées des recueils les plus dispendieux existants. J’ouvre enfin les yeux et me retrouve assise derrière elle avec mon Roméo et Juliette dans les mains, quelque peu bredouille. Maxime est exactement à la même position qu’elle était, toujours le tapement de pied sur les Arctic Monkeys qui déchirent le système de son. Je reprends mes esprits, m’essuie le front et réalise que j’ai rêvé éveillée. Je me lève, elle se retourne souriante en chantant « ’I’m sorry to interrupt it’s just I’m constantly on the cusp of trying to kiss you… » et à ce moment même, j’ai bien peur que mes fantasmes deviennent réalité.

Photo Janko Ferlic

Te peindre la nuit

J’ai passé des nuits blanches entières à réécrire ton nom de toutes les manières possibles et inimaginables. Dans mon monde obscur et silencieux, j’ai crié tes mots doux et j’ai imaginé de la lumière là où je n’en voyais pas auparavant.

Dans mes insomnies nocturnes, je te dessinais comme les peintres peignent délicatement leurs muses. De tes yeux, j’ai inventé des fleurs magnifiques et délicates. Ton corps se transformait en doux parfum dans ma mémoire. Tes doigts devenaient de douces mélodies, comme des notes jouées au piano harmonieusement. Tes cheveux fins qui coulaient dans mes mains s’agrippaient à mes paumes et se transformaient en souvenirs éternels dans ma tête.

Quand je ferme les yeux, c’est ton corps sur le mien que je vois. Cette façon que j’ai de te posséder en te retenant du bout des doigts, tout juste au rebord de ton sexe brulant. C’est de cette même manière que je peux te faire revenir quand tu essaies de partir pour de bon. En accrochant mes mains en toi, je garde toujours un pied dans la porte. Impossible pour toi de me quitter si je me colle à ta peau.

Lorsque je ne dors pas la nuit, c’est les visions de moi te faisant l’amour qui aide mon imaginaire à partir à la dérive. En écoutant mon cœur battre, je suis capable de te revoir à quatre pattes, haletante, avec une grande difficulté à respirer tellement tu es essoufflée. C’est tes cris étouffés et tes yeux qui roulent qui m’aident à trouver le bon rythme quand je te couche lentement.

Si je ne peux plus supporter le poids sur mes épaules, que mon corps fragile s’épuise, ce sont tes cris de jouissance qui me ramènent à la vie. Comme une musique pour mes oreilles, tes orgasmes font battre mon cœur. C’est la mélodie de ton sexe qui aide le mien à avoir si chaud.

Le seul problème c’est que j’oublie souvent trop vite ce qui me fait souffrir chez toi. Je camoufle sous des prétextes à ne plus finir ce qui ne marche pas entre nous et pour des instants trop brefs de bonheur, je me laisse aller. Ce que je laisse partir le temps d’une nuit me fait des cicatrices profondes qui ne veulent jamais guérir. Des plaies vives qui me rappellent constamment que notre amour sera toujours improbable. Nous sommes impossibles et malheureusement la vie n’est pas assez longue pour nous accorder de nous aimer. Notre histoire serait digne de poésie, de livres et de films, mais nous ne pourrons jamais en être vraiment les auteurs. Nous sommes les tristes spectateurs de notre propre amour.

Cet amour qui m’enflamme restera toujours gravé en moi et une place au chaud dans le bas de mon ventre te sera toujours destinée. À tout jamais, mon cœur voudra sortir de ma poitrine simplement au son de ton nom et à la mémoire de ta voix dans ma douche le matin. Je t’écrirai comme aucun écrivain n’aura pu griffonner autant de poésie auparavant. Je te peindrai comme aucun peintre n’aura mélangé autant de couleurs sur une même toile. Je te jouerai en musique comme aucun musicien n’aura composé jusqu’à maintenant.

Je t’aimerai demain, dans 10 ans et je t’aimerai aujourd’hui. Même si ce sera toujours impossible, je t’aimerai comme on ne t’a jamais aimé. Cet amour qui me chavire sera à tout jamais la plus belle des histoires que j’aurai vécues. Mais nous resterons toujours debout devant cet amour édifiant, comme si la gloire de celui-ci était intouchable.

Et ce sera à tout jamais l’histoire de notre amour de se battre autant pour s’aimer ; pour s’aimer comme si tout était possible…

Photo Greg Rakozy